A dimanche pour la victoire!
Discours de François Hollande à Lille par francoishollande
Le combat de 2012, c’est de ne pas accepter qu’en France un ouvrier ait une espérance de vie inférieure de plus de huit ans à celle d’un cadre. Et c’est pourquoi je rétablirai la retraite à 60 ans pour ceux dont les carrières ont été longues, dures, pénibles, difficiles.
Le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai !
Le combat de 2012, c’est de lutter contre le travail précaire, contre la multiplication de ces contrats qui ne contractualisent rien, contre l’abus indécent des stages non rémunérés, des intérims, contre ce travail qui n’est pas de l’emploi.
Le combat de 2012, c’est de lutter contre la souffrance au travail, partout, y compris dans les entreprises publiques.
Le combat de 2012, c’est de lutter contre les discriminations à l’embauche.
Le combat de 2012, c’est de donner toute leur place aux personnes handicapées qui doivent aussi s’accomplir par le travail.
Le combat de 2012, c’est de rémunérer le travail à son prix et de valoriser l’intervention de l’ouvrier, de l’artisan, du technicien qui avec leurs mains fabriquent la richesse de la Nation et doivent comprendre, doivent savoir que si nous sommes demain aux responsabilités, ils seront considérés, respectés et valorisés.
Le combat de 2012, c’est de lutter pour l’égalité professionnelle des femmes avec les hommes. Même travail, même salaire ! Même diplôme, même rémunération !
Le combat de 2012, c’est de rendre au dialogue social toute sa place, toute sa légitimité. Et c’est la raison pour laquelle j’inscrirai avec le Parlement dans la Constitution la reconnaissance de la démocratie sociale qui est indispensable si l’on veut que l’intérêt général puisse être servi, au-delà de la démocratie politique, par des forces sociales organisées, patronales comme syndicales. Et moi, je respecte les syndicats ! Attaquer les syndicats c’est, en définitive, atteindre les travailleurs qui leur ont donné mandat de les défendre.
Le combat de 2012, c’est de permettre à des salariés ou plutôt à leurs représentants d’être élus dans les conseils d’administration des grandes entreprises pour pouvoir dire leur mot et avoir l’information indispensable. Cela s’appelle, tout simplement, la démocratie.